Enseignement privé à Lausanne Les enfants à haut potentiel perdent une école pionnière
L’École de la Garanderie a définitivement fermé ses portes après près de trois décennies d’activité.
Fondée à Lausanne il y a près de trente ans autour des méthodes du pédagogue français Antoine de La Garanderie, l’École de la Garanderie a définitivement cessé ses activités. La justice a prononcé sa faillite le 26 juin 2026. L’établissement privé, qui a compté jusqu’à 80 élèves et une quinzaine d’enseignants, s’était spécialisé dans l’accompagnement des enfants à haut potentiel (HP), dont certains rencontrent des difficultés dans le système scolaire traditionnel.
Cette spécialisation avait contribué à sa réputation dans la région. Mais l’école était confrontée depuis plusieurs années à des difficultés financières. Début 2024, elle avait déjà dû renoncer à ses classes primaires, faute de rentabilité suffisante. L’inflation, conjuguée à une baisse des effectifs après la pandémie, avait fragilisé davantage son modèle économique.
Haut potentiel: une prise en charge complexe
Derrière les promesses de libération pour des enfants romands en rupture scolaire, la réalité des structures spécialisées pour élèves à haut potentiel intellectuel (HPI) est complexe. Ces établissements privés n’ont d’autre choix que de facturer des écolages prohibitifs, souvent compris entre 1500 et 2500 francs par mois. Avec des classes volontairement limitées à moins de dix élèves à l’École Anhugar à Nyon ou à l’Atelier Ikigaï à Montreux, le modèle économique est extrêmement coûteux en enseignants spécialisés. L’École Germaine de Staël (située à Étoy, dans le canton de Vaud) propose une solution alternative. Son écolage fonctionne selon un système particulier calculé au prorata des revenus des parents.
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