Skip to content

Immobilier genevois
Jérôme Félicité relance une agence familiale après le départ de Barnes

L’entrepreneur genevois crée Félicité & Cie en concertation avec ses trois enfants. Dès le 1ᵉʳ septembre, une quinzaine de collaborateurs l’accompagnent à la rue des Bains, là où tout a commencé.

Homme en costume bleu marine et chemise bleue claire, portant des lunettes, posant devant un fond gris neutre.
Jérôme Félicité annonce le lancement de la société familiale «Félicité & Cie».
Yvan Alvarez

En ligne, Jérôme Félicité a pris soin de distiller quelques indices. Sur LinkedIn, notamment, où un logo «Félicité & Cie» sur fond vert est apparu au courant du mois d’août avec la mention «J-20… Restez à l’écoute». Intrigué, «Bilan» a décidé de ne pas attendre la fin du décompte. Depuis la fin de son aventure avec Barnes – et le rachat de ses parts par la famille Berda – en avril, la figure de l’immobilier genevois avait annoncé vouloir «se consacrer pleinement à de nouveaux projets personnels». De cette période de réflexion est finalement né un retour aux sources et à l’indépendance sous la bannière d’une nouvelle société, baptisée, donc, «Félicité & Cie».

Cette entreprise, Jérôme Félicité la veut avant tout familiale. «J’ai pris le temps de la réflexion avec mes enfants, qui ont aujourd’hui 23, 20 et 17 ans et qui m’ont dit qu’ils avaient tous envie de me rejoindre. L’idée est donc de construire quelque chose pour les vingt ou trente prochaines années.» Une structure agile avec une vision à long terme, à même de se déployer dans les domaines de prédilection de Jérôme Félicité: la gérance, le courtage et la promotion immobilière. Un univers dans lequel l’entrepreneur avait lui-même débuté quand il avait rejoint la régie fondée par son père, Gerofinance.

50 millions d’états locatifs

Concrètement, la nouvelle structure sera opérationnelle dès le 1ᵉʳ septembre. Installés à la rue des Bains, à Genève, dans les locaux où Gerofinance a exercé pendant vingt ans, ses bureaux accueillent déjà une quinzaine de collaborateurs, dont la plupart sont des figures de la maison depuis près de deux décennies. Jérôme Félicité annonce déjà une cinquantaine de millions de francs d’états locatifs sous gestion pour un objectif d’une centaine durant la première phase d’expansion. S’y ajoutera, dès cet automne, la commercialisation d’une dizaine de promotions immobilières.

«Les grandes structures, j’ai connu», insiste l’entrepreneur, qui défend une vision «à taille humaine, avec la qualité de service qu’on y attache». S’il ne s’interdit pas de travailler avec des clients institutionnels – «à condition qu’ils soient responsables» –, il souhaite se concentrer sur les clients privés et les family offices. «Le conseil en gestion patrimoniale, c’est mon métier depuis plus de trente ans maintenant. C’est tout à fait aligné avec mon ADN familial, et je considère que si on fait bien les choses, il y a une véritable place à prendre en Suisse romande.»

À 53 ans, Jérôme Félicité décide donc de se réinventer. Après une offre de rachat total de Barnes qui n’a pas abouti, le Genevois a voulu mettre à profit ses 25 années d’expérience durant lesquelles il a créé une vingtaine d’entreprises pour retrouver sa totale indépendance. «Je n’ai plus envie de transiger ou de rendre des comptes. Je détiens l’entier du capital et je décide de la marche à suivre. Aujourd’hui, je retrouve un esprit start-up qui me convient parfaitement. J’ai besoin de pouvoir faire ce que je veux et d’écrire mon histoire comme je l’entends.»